Je l'ai fait ! (mon permis)

Ça y est, je l'ai fait !

Je m'en suis donné la peine et j'y suis parvenue. Et question peine ce n'est pas un vain mot ^^. Enfin l'important c'est que le but ai été atteint. Il m'aura donc fallu un an et demi d'effort et de persévérance pour quérir mon graal. smiley sg3agD.gif

Certains m'ont dit, tu as fait tout ça et tu n'y est toujours pas arrivé ?! Tu devrais arrêter.
Bien entendu, je ne les ai pas écouté, j'ai tenu bon. Ce doit être mon côté « asin » smiley sg3bgg29g.gif
Ce fut un véritable investissement, tant en temps, qu'en argent (bien sur) mais aussi en motivation, en défit pour ma mémoire très faible. Malgré toutes les embuches, je les ai toutes surpassées et pour finir ma peine aura payé.

Au départ j'y allait « la fleur au fusil », trop confiante en le fait que j'avais déjà eu 3 autres sésames
(B, C, EC) plutôt facilement, du coup celui-ci ne devait être qu'une formalité. Je me trompais lourdement, ne tenant pas compte de mon équilibre (physique) passablement incertain, ce n'est pas pour rien que j'ai su marcher passé trente mois et que j'ai réussi à faire du vélo qu'à mes douze ans, que jusqu'à mes six ans, une fois par semaine j'avais des séances où on me faisait marcher sur une poutre (posée sur le sol) d'où je tombais très souvent même si on me tenait la main. Faisant fi de mes difficultés à apprendre des textes et de mon inconstance concernant la concentration. Ce n'était pas important puisque je le voulais. En un sens, en effet ce n'était pas important si on ne tient pas compte du « facteur temps » par contre pour ce qui est du facteur « temps / argent », là c'était d'une importance capitale.

Au bout de quelques heures il était évident que le forfait de 20 heures initial serait très très nettement insuffisant. Hummm bon, puisqu'il le fallait et que je le voulais, je fonçais tête baissée. Les heures d'entrainement défilaient et les progrès étaient très maigres mais quasiment toujours là à chaque leçon, même s'il était parfois imperceptibles. Comme chez les autres, le plus gros des progrès se faisait par « déclic », d'un coup. Tout ceci m'encourageait à persévérer si ce n'est l'obstacle financier. Quelquefois voyant la facture grimper vertigineusement, je demandais à Marine si ça en valait la peine et elle de toujours m'encourager en me disant que même si nous n'avions que très peu de moyens, il fallait continuer et qu'à un moment ou un autre le but serait atteint.

Il m'a fallu comprendre
(et non pas le faire à l'instinct comme les autres qui n'ont pas de problème d'oreille interne) les réactions de la moto, les interpréter et agir en conséquence. D'ailleurs je n'ai fait tomber la moto que deux fois, une fois sur le lent en calant et une autre fois, aussi sur le lent mais à la fin et voulant ramasser un cône, j'avais cru mettre correctement la béquille et la moto est tombée. Deux ou trois fois ma grande taille m'a permis d'empêcher la moto de tomber en la rattrapant in extremis au pris d'un effort dont je ne me croyais pas capable.

Quand enfin je réussissais le lent, j'étais vraiment surprise d'y être parvenue d'autant que je le réussissais plusieurs fois d'affilée. Tout à coup j'étais en confiance. Peut être n'aurais-je pas dû, car dans les heures qui suivirent je réussissais aussi le rapide et me sentais prête pour passer l'examen. La leçon d'avant cet examen était une catastrophe, je n'arrivais à rien mais je mettais ça sur le compte du stress « pré-examen ». Le jour de l'examen du plateau, je me plantais lamentablement en ayant un B pour les vérifications et un C pour le lent où je cafouillais complètement en renversant un plot et en posant un pied au sol deux fois de suite. Il me fallait attendre un mois pour me représenter à l'examen, aussi j'en profitais pour prendre d'autres leçons et parfaire ma technique. Pendant ces entrainements je ne parvenais que très rarement à réussir les exercices. En me présentant la seconde fois, c'était une grave erreur puisque je n'étais pas prête. Évidemment j'échouais, avec un A aux vérifications et les mêmes erreurs au lent.

S'ensuivit un arrêt de trois mois des leçons, le temps de prendre le temps.

Quand je revenais, il me fallu quelque temps pour me remettre dedans. Au bout d'un moment je parvenais à réussir le lent quasiment à chaque fois parfaitement ou au pire imparfaitement
(B) mais suffisamment pour l'examen. Restait plus qu'à réussir le rapide et là pour moi était le plus difficile. Il me fallait me forcer à aller vite ce que je n'aime pas du tout.

Le pire pour moi
(et les motardEs comprendront) c'était ce pu&#@ de demi-tour, et particulièrement celui à gauche. Cette partie étant chronométré j'étais toujours hors délai et le temps je le perdais dans le demi-tour. À droite il me manquait entre 1 et 1,5 seconde et à gauche c'était le double.

Un truc qui surpris pas mal mon moniteur
(merci Romuald) c'est que je n'allais pas plus lentement sur le mouillé, du coup ces jours là, j'étais beaucoup plus proche du chrono demandé.

Les heures défilaient toujours et encore, le lent ne me posait plus de problème contrairement au rapide. Et puis un jour, comme ça sans crier gare, j'améliorais mon chrono de 3 secondes. Je répétais l'opération plusieurs fois. Enfin.

La leçon suivante rebelote, même si je ne réussissais pas à chaque fois c'était au moins une fois sur deux. J'étais donc prête.

Aussi sec, je demandais à passer l'examen puisque j'étais prête.

Au mois de juin 2009, je passais pour la troisième fois le plateau, A aux vérifs, A au lent
(1er essai) et C au rapide. smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif J'étais dégoutée. Au premier essai du rapide, j'étais une seconde trop lente et au deuxième essai, le chrono était bon mais j'avais mordu la ligne blanche d'à peine 5 ou 6 cm. J'allais dans un coin pour me lâcher, pleurer.

De nouveau il me fallait attendre un mois avant de me représenter à l'examen, ce fut long d'autant que je venais d'entrer en formation de Mécanicienne-Réparatrice en Cycle et Motocycle à l'AFPA de Morlaix et que du coup mon emploi du temps était plus serré. Avant ce nouvel examen je reprenais deux leçons et le 21 juillet je passais pour la quatrième fois mon plateau moto. A aux vérifs, A au lent, A aux rapide du premier coup et A aux fiches.

YESSSSSSSSS !!!!

Je prenais une leçon pour la circulation, sachant que jusque là j'en avais déjà pris deux autres et je me présentais à l'épreuve de circulation le 21 août.

Je partais vraiment très confiante. Trop confiante......

à 150 m du départ, il y a une priorité « aveugle » qu'il faut donc passer quasiment au pas, je passais aux environs de 20/25 km/h, j'étais recalée. smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif C'était ma faute.

Pu&#@£.... J'suis vraiment trop conNE.

Du coup je devenais prudente. J'ai repris trois ou quatre leçons où j'ai ré-appris à bien passer les priorités à droite, les rond-points et puis c'est tout puisque j'étais déjà bien au point pour les virages.

L'angoisse de repasser la circulation étais maximum.

Eh oui, si je ratais cette fois la circu, il m'aurait fallu repasser le code et le plateau. Pourquoi ? Parce qu'un code est valable pour 5 présentation à l'examen. Sachant que pour le permis moto, un examen = 1 plateau et 1 circulation. Donc avec mes 4 plateau et mon échec à la première circulation, il ne me restais plus qu'une chance.

Vendredi dernier, 9 octobre, j'ai donc repassé la circu. J'étais super stressée, je me liquéfiais sur place. Ce coup là, j'ai fait gaffe à cette fichue priorité à droite. Ensuite j'ai bien suivi les indications, ce que je craignais est arrivé, l'inspecteur m'a fait prendre la voie rapide, et comme d'habitude à partir de 90 km/h j'entends ce qu'on me dit dans l'oreillette mais je ne le comprends pas. smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif smiley sg3agg28g.gif Et je ne sais pas vraiment pourquoi mais avant de partir j'avais augmenté le son du talkie, cette fois même avec un peu de difficultés j'ai compris l'ordre de l'inspecteur qui me demandait de sortir de la voie rapide. Ensuite, j'ai bien compris toutes les instructions, les ai suivies. Sauf deux où j'ai un peu cafouillé, ce qui a fait durer l'examen plus longtemps que prévu.

Quand enfin nous sommes rentréEs au lieu d'examen, je ne savais pas si je l'avais. Je devais fondre sur place comme une bougie.

Quand j'entrais dans le bureau avec l'inspecteur, j'étais dans un état indescriptible. Il ne me dit rien hormis que j'avais fait durer l'examen nettement plus longtemps que prévu et que c'était probablement « parce que plus c'est long mieux c'est » ^^ . Il prend mon permis de conduire, commence à remplir le papier et je le vois entourer [FAVORABLE].

Ouffffffffffffff !

Je suis soulagée. J'ai enfin ce pu&#@£ de permis A.

Je n'ai pas sauté en l'air, ni crié de joie, rien. C'est pas dans ma nature de sauter de joie. Il n'empêche que je suis super méga giga heureuse de l'avoir. smiley sg3agD.gif


Article écrit par AnDroKtoNe le dimanche 11 octobre 2009 à 23:17

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